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Femme guineenne et africaine

Interview : Fatoumata KABA HKN une femme d’affaires emblématique

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Fatoumata Kaba « De l’évolution, oui, il y en a ! De plus en plus de femmes se lancent dans le monde de l’entrepreneuriat même en étant loin de leurs pays. Cela peut encore s’améliorer. Pour cela, les responsables doivent déjà créer un cadre qui permette à chaque entrepreneur de se renseigner, d’être accompagner sur tous les plans. On éviterait ce que l'on voit tous les jours c'est-à-dire :- la durée de vie très courte de certaines entreprises - la concurrence déloyale- un nombre pléthorique d'entreprises informelles - des taxes, cotisations et impôts qui n'ont pas lieu d’être… en gros une association d'entrepreneurs si elle n'existe déjà. - faciliter l’accès aux crédits. »Est une jeune femme   dynamique et bosseuse Votre site  nenehawa.com l'a rencontré pour vous. Entretien à lire

 

Bonjour Fatou !

Bonjour .Nenette

Qu'avez-vous suivi comme formation ?

J’ai suivi plusieurs formations selon mes besoins à des étapes différentes de ma vie, tout en restant dans la même perspective, celle de la gestion, du marketing et de la communication. Après mes études primaires, secondaires effectuées en Guinée, j'ai obtenu mon premier diplôme d’étude au Sénégal  en TSBG (Technique de Secrétariat Bureautique et Gestion) à la Chambre de Commerce d'Industrie et d'Agriculture de Kaolack. A ce cela s'ajoute une formation en Commerce et en hôtellerie, cette fois-ci en France dans le cadre de la formation continue pour une mise à niveau et une adaptation.


Parlez-nous de vos premiers pas dans le monde du travail exactement ? (Et ce que vous aviez fait agriculture, élevage, ministère,…)

Ce fut en 2010 au service financier du ministère de la télécommunication (Guinée) en tant que stagiaire. Ça n'a pas duré longtemps dans la mesure où il fallait s'appliquer sur des dossiers datant de 1970 et déjà traités. Au bout de quelques semaines, j'ai donc décidé d’arrêter et de me mettre à mon compte. Cela m'a dans un premier temps, conduit pour ma recherche d’activité, à côtoyer un agriculteur qui se trouvait être mon voisin. J'ai offert mes services en l'aidant à réorganiser sa façon de travailler dans le but d’optimiser sa rentabilité (les matériaux utilisés pour le travail, la transformation du riz, la semence, la recherche des clients avant la récolte, la notion d’amortissement, l’établissement d’objectifs à atteindre chaque année…). Cette démarche demandant un apport financier, j'ai proposé de m'associer à lui pour la culture de riz, d’arachides, de légumes…

Quelle est  la place des femmes dans l’agriculture  en Guinée ?

Il n'y a pas que la femme qui a besoin d'une place dans l’agriculture, c'est d’abord l'agriculture Guinéenne qui a besoin de se faire une place en Guinée et à l'international. Nous avons tout ce qu'il faut pour mais ses acteurs sont dans une ignorance totale ! Pas de visibilité, pas d'initiative,… Peut-on leur en vouloir, sachant que 95% d’entre aux sont analphabètes ? Assurément non.

L’agriculture est un travail très physique pour la femme. Depuis que l'agriculture existe, ce sont toujours les mêmes méthodes de travail utilisées, la même terre cultivée… Rien n'a évolué à ce niveau, ce qui ne facilite pas le quotidien de ces agriculteurs. Si les conditions sont réunies, et que la femme y met du sien, elle peut sublimer l'agriculture.

Avez-vous  constaté une évolution dans entrepreneuriat féminin chez nous ? Que doivent encore faire les responsables pour améliorer cette situation ?

De l’évolution, oui, il y en a ! De plus en plus de femmes se lancent dans le monde de l’entrepreneuriat même en étant loin de leurs pays. Cela peut encore s’améliorer. Pour cela, les responsables doivent déjà créer un cadre qui permette à chaque entrepreneur de se renseigner, d’être accompagner sur tous les plans. On éviterait ce que l'on voit tous les jours c'est-à-dire :

- la durée de vie très courte de certaines entreprises

- la concurrence déloyale

- un nombre pléthorique d'entreprises informelles

- des taxes, cotisations et impôts qui n'ont pas lieu d’être… en gros une association d'entrepreneurs si elle n'existe déjà.

- faciliter l’accès aux crédits…

Votre occupation actuelle est dans l’import-export… Dans quel domaine opérez-vous exactement ?

- Dans le secteur des courriers et colis tout ce qui a un lien avec l'import-export aérien et maritime, d'une lettre de 100 g à un déménagement, en passant par les voitures et autres en France, en Guinée et dans une bonne partie de l’Europe. On travaille également sur l’aspect relationnel avec les clients, en proposant des services clé en main, des enlèvements et livraisons à domicile, de l'express en 72 h…

Quels seraient les leviers d’actions pour faire avancer les choses et permettre aux femmes d’accéder à des postes de responsabilités dans la vie économique ?

En premier lieu c'est apprendre. La femme ne peut être compétitive qu'avec un niveau de connaissances équivalent à celui de l’homme. Avec comme atout supplémentaire sa subtilité, il y a deux fois plus de chance qu’une femme excelle dans tout ce qu’elle fait. Parallèlement il faut se battre pour mériter sa place, en évitant la discrimination positive, ce que je trouve réducteur vis à vis d'elle.

Quelles suggestions faites-vous pour le site nenehawa.com

Une tout petite serait d'inviter un homme par an. Sinon ce ne sont que mes encouragements pour ce que tu abats tous les jours comme efforts en souhaitant le meilleur pour l'avenir !

Merci d’avoir pris le temps de répondre à nos questions !

C'est moi, pour ta patience et ton engagement.

Une interview réalisée par  Nenette Baldé Pour Nenehawa.com

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