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Femme guineenne et africaine

Cette maman saoudienne a perdu la garde de son fils pour avoir conduit

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Jetée en prison pour avoir pris le volant en Arabie Saoudite, Manal Al-Sharif se confie sur son mouvement et son acte courageux qui lui a valu la perte de la garde de son fils, son travail et une mise à l’exil.Son nom ne vous dit peut-être rien mais vous avez sûrement déjà entendu parler de Manal Al-Shrarifsaoudienne de 38 ans. En effet, en 2011 la jeune femme ingénieur en informatique s’illustre en postant une vidéo d’elle en train de conduire sa voiture dans les rues de Khobar en Arabie Saoudite. Un geste pas si anodin quand on prend en compte que l’Arabie Saoudite est le seul pays au monde à interdire aux femmes locales et étrangères de conduire même si la loi les autorise à posséder le permis. Visionnée plus de 700 000 fois, la vidéo virale de Manal Al-Sharif était avant tout un acte révolutionnaire et désespéré. Acclamée en ligne, Manal Al-Sharif avait dans la foulée inspiré un mouvement encouragent les femmes à prendre le volant. Sans surprise, elle avait été victime des pires insultes et a dû payer le prix fort.

Des femmes mineures à tout âge

Emprisonnée durant 9 jours sous le chef d’accusation de « conduite en étant une femme », Manal Al-Sharif a surtout perdu la garde de son fils durant cette période. Aujourd’hui exilée en Australie et remariée, Manal Al-Sharif se bat pour retrouver la garde de son fils âgé de 11 ans maintenant mais aussi pour faire évoluer la condition de la femme dans son pays natal. En effet, considérées comme « mineures », les femmes saoudiennes ne pouvaient être totalement autonomes : « Qu'importe que vous soyez une femme qui ait fait de hautes études, pour faire des choses, la permission d’un tuteur masculin est requise. […] Le principal défi est que les femmes sont traitées comme des mineures. Quand on a 18 ans, on devrait pouvoir être maître de sa vie, personne devrait la contrôler à votre place. » Exemple, afin de se remarier, Manal a dû demander une permission à son père mais également une autorisation spéciale de l’état afin qu’elle puisse épouser un non saoudien. Des procédés dénoncés par la femme de 38 ans qui les juge archaïques.

Dans ses mémoires publiées récemment Daring To Drive, elle aborde également le sujet du voile qu’elle a décidé de ne plus porter. Elle dit notamment « Si il [mon visage] vous dérange, ne le regardez pas. Si vous êtes séduits rien qu’en le regardant furtivement, c’est votre problème, pas le mien. Vous ne pouvez me punir parce que vous n’arrivez pas à vous contrôler. » Celle qui fait partie des « 100 femmes les plus influentes » selon Times Magazine n’a aujourd’hui qu’un souhait: retrouver son fils pour qu’il puisse enfin jouer avec son petit frère né de sa nouvelle union et qu’il n’a jamais vu. En parallèle, elle multiplie les séjours en Arabie Saoudite où elle tente de faire évoluer le droit des femmes. Un combat acharné qu’elle ne mène plus seule et qui porte ses fruits puisque les femmes saoudiennes peuvent désormais effectuer leurs démarches seules.

Source: aufeminin.com

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