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Le virus du papillome humain (VPH) et ses vaccins

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Une sexualité active, positive et responsable fait sans doute partie des plaisirs de la vie d’adulte. Si vous protéger contre les infections transmises sexuellement figure parmi vos priorités, vous serez intéressé à en apprendre davantage sur le virus du papillon humain (VPH) et ses vaccins.

Le virus du papillome humain (VPH) et ses vaccins

Les risques qu’on ne voit pas

Il est bien connu que la sexualité est plus intéressante lorsqu’elle se vit dans la confiance, l’abandon et le respect de l’autre et de soi-même. De nos jours, l’intimité sexuelle débute beaucoup plus tôt dans le cours d’une vie qu’il y a cinquante ans par exemple. Bien que, dans notre société actuelle, des images portant sur la sexualité soient visibles un peu partout, certains de ses aspects demeurent plus cachés. À cet égard, notons que le virus du papillome humain (VPH) et les condylomes qu’il entraîne parfois font partie de la réalité d’un grand nombre d’individus, bien souvent à leur insu. Apprenez-en un peu plus sur ce petit intrus et découvrez les moyens de l’éviter avant qu’il ne décide d’élire domicile chez vous.

Qu’est-ce que le VPH?

Le VPH est l’une des infections transmises sexuellement (ITS), qu’on appelait autrefois maladies transmises sexuellement (MTS). Bien qu’elle soit méconnue de bien des gens, il s’agit de l’ITS la plus répandue en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde. Environ 75% des femmes et des hommes sexuellement actifs auront au moins une infection au VPH au cours de leur vie. Chez la plupart des gens, le système immunitaire (notre système de défense) réussit à éliminer naturellement l’infection. Chez d’autres, l’infection s’installe pour plus longtemps et  peut causer divers problèmes de santé.

La famille des VPH est grande. On en dénombre environ 120 types différents. Comme tout virus, le VPH est hautement contagieux. Il se transmet par le contact peau contre peau  et lors de relations vaginales, orales ou anales avec une personne infectée. À noter qu’une personne peut être contagieuse mais ne présenter aucun symptôme, et donc le transmettre malgré elle.

Les risques du VPH pour la santé

Une infection par le VPH peut occasionner différents ennuis de santé, petits ou grands, dépendamment du type de VPH en cause. Il importe de rappeler que nombreux sont les porteurs du virus qui n’éprouvent aucun symptôme particulier.

Les condylomes

Les condylomes sont des petites verrues causées par une infection au VPH. Elles se présentent visuellement comme de minuscules excroissances en forme de chou-fleur ou de « crête de coq » de la même couleur que la peau. Elles ne causent généralement pas de douleur mais elles peuvent entraîner des démangeaisons. Il n’est pas rare que ces petites lésions soient détectées par le médecin à l’examen gynécologique alors que la personne n’avait jamais noté leur présence auparavant.

La présence de condylomes peut être observée à différents endroits du corps de l’homme et de la femme, y compris :

la vulve :

le vagin;

le scrotum;

le pénis;

l’urètre;

le col de l’utérus;

l’anus;

le rectum;

les cuisses.

Il  arrive aussi que les types de virus à plus faible risque engendrent des verrues aux mains et aux pieds.

Les verrues et les condylomes ne sont pas dangereux pour la santé, mais ils sont souvent jugés incommodants. Si vous avez des condylomes, votre médecin pourra vous parler des différents traitements disponibles pour les faire disparaître.

Le cancer

Divers types de VPH considérés à plus haut risque peuvent entraîner des conséquences plus graves sur la santé, en l’occurrence certains cancers. La présence du VPH dans les cellules les transforme en cellules anormales, puis parfois en cellules précancéreuses qui, si elles sont non traitées, pourraient éventuellement mener à un cancer.

Le cancer du col de l’utérus est une maladie grave et parfois mortelle qui peut toucher les femmes de tous âges. Chez les femmes de 20 à 44 ans, il représente le deuxième cancer le plus répandu après le cancer du sein. La plupart des cancers du col de l’utérus sont causés par la présence d’une infection au VPH. Voilà toute l’importance de mettre en place des stratégies permettant d’éviter d’attraper le VPH et de développer une infection.

D’autres cancers peuvent également être en lien avec le VPH, comme le cancer de la gorge, de la bouche, de l’anus et le cancer du pénis chez l’homme (ce cancer est toutefois plus rare).

Comment réduire mon risque personnel?

Voici quelques conseils visant à réduire votre risque de contracter le VPH et d’en subir les conséquences :

Passez un examen gynécologique. Chez les femmes, la meilleure façon de savoir si vous êtes infectée par le VPH, ou avez des cellules anormales ou précancéreuses, est de passer régulièrement votre test Pap. Si vous avez 21 ans et plus et que vous êtes sexuellement active, ce test devrait se faire tous les un à trois ans.

Utilisez le condom lors des relations sexuelles. Il s’agit du seul moyen de contraception capable de protéger contre une infection à VPH. Prenez note cependant que certaines zones ne sont pas protégées par le condom, comme c’est le cas des cuisses par exemple. N’assumez pas que le condom vous protège entièrement contre le VPH.

Réduisez le nombre de partenaires sexuels. Parce que plusieurs personnes sont infectées par le VPH sans le savoir, adopter un comportement sexuel responsable constitue une excellente stratégie pour réduire votre risque.

Cessez de fumer. Le tabagisme fait aussi partie des facteurs de risque du cancer du col de l’utérus.

Les vaccins : le meilleur moyen de protection

Ce ne sont pas toutes les maladies, et particulièrement les ITS, qu’on peut prévenir à l’aide d’un vaccin, mais c’est le cas du VPH! En effet, des vaccins sont maintenant disponibles sur le marché pour prévenir l’infection par le VPH. Ces vaccins ont avant tout été conçus pour protéger les femmes contre le cancer du col de l’utérus, de même que contre les lésions anormales et précancéreuses. Efficaces et très sécuritaires, ils offrent une protection contre plusieurs types de VPH, dont ceux qui causent le plus souvent des condylomes et le cancer. À noter que ces vaccins ne protègent pas contre les ITS qui ne sont pas causées par le VPH, et qu’ils n’effacent pas pour autant la nécessité de mener un dépistage périodique à l’aide d’un test gynécologique.

Le vaccin peut être offert aux jeunes filles dès l’âge de 9 ans, aux adolescentes et aux femmes jusqu’à l’âge de 45 ans. Les hommes de 9 à 26 ans peuvent également être candidat à le recevoir pour prévenir les verrues génitales et le cancer de l’anus. Pour assurer une efficacité maximale, il importe de respecter le schéma posologique, qui comprend un total de trois injections.

Il y a lieu de penser que la vaccination des enfants, des adolescents et des jeunes adultes s’avère une mesure qui permettra de réduire considérablement la propagation du VPH dans la population. Alors, n’attendez plus et envisagez le recours à ce vaccin pour vous et vos enfants. Votre pharmacien peut vous renseigner davantage sur ce sujet, et le fait de le consulter vous aidera à prendre une décision plus éclairée.

En matière de santé sexuelle, la prévention s’avère toujours la meilleure des options. Parce que rien n’est plus satisfaisant que la chaleur des contacts humains, autant prendre les moyens pour que ceux-ci soient non seulement agréables, mais également sécuritaires!

Source :brunet.ca

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