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La loi guinéenne sur la polygamie est-elle encore actuelle ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Nenette   
Vendredi, 05 Mars 2010 19:34

Lorsque vous rencontrez une jeune femme tunisienne, sénégalaise ou camerounaise, il apparait ’après quelques minutes de discussion avec elle que dans leur pays on note un fort recul de la pratique de la polygamie.

Quelle femme aimerait bien partager son mari avec une autre ? Que prévoit le code civil guinéen tant ignoré par les citoyens de notre pays.

Voici ce que nous dit le code civil guinéen dans son article 315 : »La pratique de la polygamie est interdite à toute personne de nationalité guinéenne et demeure proscrite sur toute l'étendue du Territoire de la République. »

Pourquoi est il si difficile en Guinée d’appliquer une loi clairement définie ? L’égoïsme des hommes ou tout simplement l’ignorance réelle et intentionnelle de cet article justifierait-il qu’on ne l’ait jamais appliqué dans notre pays ?

Dans ce pays où un tiers de nos frères caressent toujours le rêve d’avoir plus d’une femme, peut-on espérer qu’un jour la femme sera un jour à mesure de choisir librement son statut conjugal (MONOGAMIE ou. POLYGAMIE) comme au Sénégal ou au Cameroun ?

Surtout qu’on ne vienne pas nous faire des cours de religion car ce n’est pas un secret que la Guinée est un pays laïc. Et même si  nous sommes en majorité musulmans, nul n’ignore sous quelles conditions doit-on épouser une seconde femme en accord de ce que prévoit le saint coran. Il faut pouvoir être impartial et les aimer toutes de la même façon.

Et pourtant les origines de la polygamie sont diverses. Lorsqu’une femme perdait son mari très tôt, on la mettait sous la charge d’un des frères du défunt. Ou encore lorsque dans certaines régions en guerre les hommes devenaient de plus en rare car soit au front ou tout simplement morts.

La loi guinéenne est claire, il faut juste l’appliquer ou alors l’amender en permettant aux femmes de choisir comme au Sénégal, si elle  désire vivre avec  ou sans coépouse(s).

Nenette.

Que la Guinée reste benie.

 

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